La « dynamique » Macron à Angers

Le candidat d’En Marche ! n’a pas pu faire rentrer tout le monde au Centre des Congrès où il tenait son premier meeting en Pays de la Loire mardi soir.

Porté par le vent des sondages, Emmanuel Macron, donné favori du premier tour de l’élection présidentielle derrière Marine Le Pen (Front National) mais devant le candidat de droite François Fillon, a fait le plein mardi soir à Angers où l’attendaient plus de 2 000 personnes, une foule beaucoup trop dense pour le Centre des Congrès pris d’assaut dès la fin d’après-midi par une file d’attente qui remontait sur plus de 500 mètres jusqu’au boulevard Saint-Michel.

La promesse d’un retour à Angers

Fidèle à son habitude, le candidat d’En Marche !, un mouvement qui se veut « ni de droite ni de gauche », a dès son arrivée été saluer les supporteurs et – chose rare pour un postulant à l’Elysée – les quelques groupies refoulées à l’extérieur, faute de pouvoir accéder au hall bondé du bâtiment où la grand-messe du soir était retransmise sur un écran géant. Aux plus dépités, il a promis : « Je reviendrai et on verra plus grand encore ! ». En costume sombre, Emmanuel Macron, à la gestuelle si bien réglée, a serré des mains, beaucoup de mains, en s’excusant : « On a été débordé par le monde, mais je voulais vous remercier personnellement d’être là ».
Dans l’auditorium plein à craquer, le jeu des alliances politiques a repris ses droits : accompagné de l’ancien ministre centriste Jean Arthuis, Macron a croisé la route du député-maire PS de Trélazé Marc Goua, l’un des premiers à s’être rallié à lui après la victoire du frondeur Benoît Hamon à la primaire de gauche. Il a aussi rencontré  l’ancien vice-président d’EELV en Pays-de-la-Loire Matthieu Orphelin, le président de la section départementale du MoDem Xavier Coiffard, le conseiller régional centriste Laurent Gérault, soutien de François Bayrou en 2007.
« Alors il y a du monde » a constaté, sourire en coin, Emmanuel Macron en introduction d’un discours très généraliste d’une heure environ : « Apparemment il y a une dynamique. Je vois des gens qui ont plutôt envie d’aller de l’avant et de faire changer le pays ».

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