La Préfecture ferme trois épiceries en centre-ville d’Angers

La Préfecture d’Angers reproche à trois épiceries de nuit d’avoir transgressé un arrêté municipal interdisant la vente d’alcool à emporter après 22 heures. Toutes font l’objet d’une procédure de fermeture administrative.

A Angers, on ne rigole pas avec l’ivresse, surtout après 22 heures. La Préfecture de Maine-et-Loire reproche aux gérants de trois épiceries de nuit d’avoir vendu de l’alcool jusque tard dans la soirée, contrairement à ce que prescrit, depuis avril 2011, un arrêté municipal qui interdit aux enseignes de distribution alimentaire de pratiquer ce commerce entre 22 heures et 7 heures du matin.

Fermeture forcée d’un mois

A l’époque, les épiciers angevins qui assurent un service nocturne étaient montés au créneau contre cette mesure qu’ils jugeaient inéquitable. La restriction ne frappait effectivement pas les bars et les restaurants et certains élus ne cachaient qu’un des objectifs de l’arrêté était de circonscrire les risques d’alcoolisation à ces lieux publics règlementés, au détriment de la consommation déambulatoire souvent incontrôlable qui suscite, ici ou là, des attroupements et provoque des nuisances sonores, dont se plaignent certains riverains de l’hyper-centre.

Trois épiceries n’ont pas respecté ces règles, pourtant reconduites début 2015 par la nouvelle équipe municipale dirigée par Christophe Béchu. Après constat de la police, la Préfecture de Maine-et-Loire a engagé à leur encontre une procédure de fermeture administrative d’un mois.

Rappelons que la législation française interdit à un mineur de moins de 16 ans d’entrer seul dans un bar. Entre 16 et 18 ans, la loi libère l’adolescent de la compagnie obligatoire d’un parent, mais elle ne l’autorise pas plus à acheter ni à se faire offrir une boisson contenant de l’alcool. Enfin, les textes précisent bien que l’ivresse publique manifeste est interdite pour tous, sous peine d’une contravention de 2ème classe (tribunal de police) qui peut atteindre 150 euros d’amende.