Coupe de France : Angers SCO à une marche de la finale

 Vainqueur des Girondins de Bordeaux mercredi soir au stade Raymond-Kopa (2-1), le SCO atteint le dernier carré de la Coupe de France pour la septième fois de son histoire. Il faudra passer l’obstacle guingampais fin avril pour accéder à la finale de la compétition,  exploit qui n’a plus été réédité par le club depuis 1957.



Depuis 2011, le club angevin s’illustre en Coupe de France avec la régularité d’un métronome : sèchement battu cette année-là en demi-finale par le Paris Saint-Germain (1-3), le SCO s’était de nouveau hissé à ce niveau de la compétition en 2014, mais Rennes lui avait barré la route du Stade de France (3-2). Il aura donc fallu attendre un nouveau cycle triennal pour que la machine à gagner s’enclenche : tombeurs de Bordeaux mercredi soir sur leur pelouse (2-1, buts de Bérigaud à la 8′ et N’Doye à la 67′), les angevins retrouvent donc, pour la septième fois de leur histoire, le dernier carré de la « veille dame » qui fête son centenaire en 2017. Le mardi 25 avril, ils affronteront Guingamp, équipe de coupe par excellence qui a déjà remporté le trophée à deux reprises, à chaque fois contre son voisin Rennes (2-1 en 2009 et 2-0 en 2014).

Vers la Coupe d’Europe ?

L’enjeu n’est pas mince pour le groupe de Stéphane Moulin: quasiment assuré du maintien en Ligue 1, le SCO a l’occasion unique de débloquer son palmarès, vierge depuis ses deux titres de champion France… de deuxième division accrochés à son tableau en 1969 et 1976. En Coupe, Angers avait frôlé l’exploit il y a soixante ans tout juste (1957) mais son rêve s’était brisé sur le Toulouse FC lors d’une finale mémorable disputée au Stade de Colombes et perdue 6-3.

Une victoire contre l’En-Avant de Guingamp le 25 avril propulserait le SCO au Stade de France le 27 mai, contre Monaco ou le PSG, tenant du titre. Un exploit contre l’un ou l’autre de ces favoris indiscutables mènerait directement le club en Ligue Europa, l’ancienne Coupe UEFA, une compétition internationale à laquelle il a participé une seule fois, en 1973, sans vraiment briller (battu dès le premier tour par le Dynamo de Berlin).