Angers : Mort de l’ancien maire Jean-Claude Antonini

Il avait dirigé la ville et l’agglomération pendant quinze ans et inauguré la première ligne du tramway en 2011. Trois mois après le décès de Jean Monnier, premier maire socialiste d’Angers élu en 1977, on vient d’apprendre, ce vendredi matin, la mort de celui qui lui avait succédé sous la même étiquette en 1998, Jean-Claude Antonini, victime d’un cancer à l’âge de 78 ans. L’homme avait laissé son fauteuil en 2012 à son adjoint Frédéric Béatse dans des conditions houleuses, deux ans avant les élections municipales qui ont vu la droite revenir au pouvoir sous la houlette de Christophe Béchu. Création des Accroche-Coeurs Les quinze ans de règne de Jean-Claude Antonini représentent une page importante de l’histoire d’Angers : son « chantier » le plus marquant restera sans doute celui de la première ligne du tramway, qu’il avait inaugurée en juin 2011 sur une place du Ralliement totalement reconfigurée.  Quatre ans plus tôt, il avait donné le coup d’envoi de la saison d’ouverture au Quai, une espace culturel de spectacles installé en bord de Maine, première étape d’une reconquête des berges par les angevins, qu’il appelait de ses voeux. C’est également sous son mandat que sont nés les Accroche-Coeurs, un festival de théâtre de rue lancé en 1999. Réélu une fois en 2008 à la Mairie, à l’issue d’un duel beaucoup plus serré que prévu face à Béchu (50,6% contre 49,4% au second tour de scrutin), il présidait parallèlement la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, fonction qu’il a occupée de 2001 à 2014. Jean-Claude Antonini fut également conseiller général de 1988 à 1998 avant d’obtenir un siège à la Région des Pays de la Loire qu’il a codirigée de 2004 à 2009 aux côtés de Jacques Auxiette (PS). A ce poste, il se vit attribuer la gestion de dossiers majeurs comme les transports…et celui de l’aéroport à Notre Dame des Landes, projet qu’il avait soutenu. Médecin de formation, il avait exercé cette profession jusqu’en 1997, avant de se consacrer pleinement à la politique. « Après Jean Monnier, disparu en octobre dernier, Angers perd à nouveau l’un de ses serviteurs, un Angevin qui a consacré une grande partie de sa vie au service de sa ville et de ses concitoyens » a déclaré le maire Christophe Béchu. Les drapeaux présents sur l’ensemble des bâtiments municipaux  ont été mis en berne et un registre de condoléances sera à disposition du public à partir de demain, samedi 9 février, dès 9 heures dans le hall de l’ancien hôtel de ville.