A Angers, le centriste Christian Gillet lâche Fillon

Selon le président du conseil départemental, l’actuel candidat de la droite à la présidentielle aurait dû tenir son engagement de se retirer après sa mise en examen.

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Malgré l’accord d’alliance conclue mardi entre le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle et le patron de l’UDI Jean-Christophe Lagarde (Union des Démocrates et des Indépendants), parti centriste dont est membre Christian Gillet, le président du conseil départemental de Maine-et-Loire a annoncé hier qu’il retirait son soutien à François Fillon. Une défection qu’il souhaite placer sur le registre de l’éthique suite aux soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur le candidat de la droite, mis en examen le 14 mars par les juges d’instruction pour « détournement de fonds publics », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de biens sociaux » et « manquement aux obligations déclaratives ».

Non-respect de la parole donnée

Le 26 janvier dernier, alors que venait d’éclater l’affaire du PenelopeGate, François Fillon, visé par une enquête ouverte par le parquet financier dans le cadre d’une information judiciaire, avait déclaré sur TF1 qu’une seule chose pouvait le disqualifier de la course à l’Elysée : « si (son) honneur était atteint, (s’il) était mis en examen ». Pour Christian Gillet, le vainqueur de la primaire « devait tenir parole  et se retirer » dès lors qu’il a eu connaissance du sort que lui réservaient les juges.

Le président du Conseil départemental estime que « la droite et centre sont décapités », une situation d’autant plus regrettable que le programme défendu est, à ses yeux « le bon ». Le 2 mars, c’est le sénateur-maire d’Angers Christophe Béchu, ancien président du conseil départemental, qui annonçait ne plus vouloir faire campagne en faveur de François Fillon.

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